upcycling.

[upcycling] n.m.

Réintroduction de matière ou de matériau dans la chaîne de production, après leur avoir redonné une valeur, une destination originale par rapport à celle qui était originellement la leur. 


Expression anglo-saxonne apparue en 2002, le terme n’est pas encore répandu dans la langue française. BEERSCUIT est l'upcycling de la bière, l'apéro circulaire

 

Osons quelques détails.

Beerscuit est un biscuit apéro recyclé, le zéro déchet de la bière, l'économie circulaire pour l'apéro

anti-gaspi autrement

Nous connaissons de plus en plus, et c’est tant mieux, les enjeux du gaspillage alimentaire. Les médias ont commencé de relayer ces problématiques. Des initiatives ont émergé un peu partout : 


- des conserveries réalisant des confitures et apéros à partir d’invendus (parce que nous sommes chauvins, et que Beerscuit les connaît bien, citons J’aime Boc’oh


- des restaurants dont les plats intègrent des fruits et légumes perdus, biscornus, invendus (là encore, deux exemples choisis arbitrairement : Freegan Poney à Paris, La FABuleuse Cantine à Saint Etienne et La Rochelle). 






j'aime boc'oh

 


BEERSCUIT est une forme dérivée de ce type d’actions. Si nous nous plaçons clairement dans cette lignée, notre forme d’action est différente.

un co-produit ?

En revalorisant les drêches, BEERSCUIT donne une seconde vie et une utilité nouvelle aux co-produits agro-alimentaires. Leur rebut devient notre ressource.


Un co-produit agro-alimentaire est ici un produit organique que l’on écarte du cycle de production principal. Il est  devenu inutile d'un point de vue "produit fini". 


Quelques exemples : le petit lait, le marc de raisin, la pulpe de betterave sucrière, le son de blé, les brisures de biscuiterie et confiserie etc. Les drêches sont le principal co-produit de la filière brassicole, et de la filière du whisky également.

naissance d'une drêche

Les drêches résultent de la première étape du brassage, c’est-à-dire de l’infusion de malt (l’empâtage). L’empâtage permet de transférer l’amidon contenu dans le malt, vers la phase liquide : la future bière. Et l’amidon étant un sucre, les levures ajoutées ultérieurement consommeront ces sucres, créant alcool et gaz carbonique. 


Mais revenons à notre empâtage. Les grains de malt sont insolubles. A ce stade, ils sont donc toujours présents dans le jus sucré (le moût). C’est au moment de leur filtration que le brasseur laisse le malt de côté. Et le « malt » change de nom pour devenir « drêche » : Malt, drêches, deux mots pour la même graine. A l'instar de "vache" et "bœuf". Puisqu'elles ont été filtrées, les drêches sont humides et contiennent environ 80% d’eau. 

montagnes de drêches

Les drêches sont notre trésor. Un large trésor puisque un brasseur artisanal génère a minima une tonne de drêches par mois, ou même par jour, selon sa taille. 


Pour vous donner un ordre d'idée : Pour fabriquer 100 litres de bière, cela donne lieu à 35 kilos de drêches. Et plus la bière est forte (une Triple par exemple), plus la quantité de drêches est importante


1000 kgs de drêches mensuelles par brasseur, a minima.

mieux utiliser les ressources

BEERSCUIT permet de revaloriser une toute petite partie des drêches disponibles. Notre rêve est de voir se multiplier les projets, les produits, les formes de valorisation, qui sont complémentaires et vont dans le même sens : l'utilisation plus efficiente des ressources disponibles


BEERSCUIT envoie un message fort et joyeux


Avec un simple biscuit, nous pouvons prendre l’apéro, et agir à notre échelle en utilisant mieux les ressources présentes.

Grâce à 100 kgs de Beerscuits, 40 kgs de drêches ont été recyclées.